Architecture et Santé Mentale - 2006 création Agence Internet Développeurs
Passer des murs au toit
Les objectifs des psychiatres sont d’ouvrir (les structures existantes) et d’accueillir (au plus proche des lieux de vie).

Ouvrir est le corollaire de fermer. Dans cette notion, il est implicitement question de murs. Accueillir, c’est d’une certaine manière protéger. Le toit protège.
On a ainsi deux typologies fondamentales de l’architecture qu’il est intéressant de mettre en perspective : le mur et le toit.

La verticalité du mur sépare quand l’horizontalité de l’espace sous le toit rassemble (l’horizontalité est un des éléments fondateurs du rassemblement social).

Le mur contient et protège d’une agression extérieure, alors que le toit abrite et délimite un espace ouvert.

Le mur est statique et il détermine des ordres et des hiérarchies. Le toit est dynamique et il permet à l’espace qu’il couvre d’être traversé, franchi, parcouru librement.
Le mur détermine et sépare deux espaces de part et d’autre alors que le toit définit et protège un espace unitaire.

Le mur est totalitaire en cela qu’il ordonne, quand le toit qui permet est citoyen.

La démolition d’un mur est toujours synonyme de liberté. La construction d’un mur est toujours synonyme d’exclusion.

La métaphore de la transformation du mur au toit symbolise le courant de transformation qui parcourt la Santé Mentale. Ce qui montre que l’architecture et les concepts qu’elle manipule servent dans d’autres domaines.

Encore faut-il qu’elle les applique à son propre champ d’investigation. Chaque projet, chaque bâtiment doit en rendre compte et se conformer à cette orientation.